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18 mars 2008

Un vrai cinéma à ciel ouvert

L’imaginaire d’un lieu, la force d’un grand film !

Vous connaissez ou vous animez un site, un lieu étonnant, qui vous tient à cœur, et vous aimeriez le faire découvrir au plus grand nombre sous un angle original et festif.

Vous êtes cinéphile ou non, vous avez en mémoire de grands films qui vous ont touché et vous cherchez à créer un événement culturel de qualité, générateur de lien social, prolongeant votre accueil en soirée.

Offrez à votre public un étonnant spectacle de cinéma en plein air et sur écran géant !

L’Association Transcinésud vous aide à mettre en place cette manifestation de proximité. Le choix du film (au vrai format du cinéma 35 mm)

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établi avec vous, s’inspire du lieu et du public attendu. La soirée peut être précédée et suivie musicalement ou même être conçue comme un véritable Ciné-Concert
Dans des cadres magnifiques, Transcinésud propose à un public nombreux et varié, des séances de cinéma de qualité, toujours gratuites et festives, en plein air sur grand écran ou directement sur facade, suivant la configuration du lieu.

Les films, sélectionnés dans le répertoire des grands classiques, mais aussi parmi de plus récents, sont choisis avec vous pour leur pertinence et leur intégration dans le site, afin que la magie s’opère.

Ces séances sont autant de rendez vous inédits, des moments de rencontre privilégiés, d’abord entre un film et un lieu empreint d’imaginaire, mais surtout entre des spectateurs, gens de pays et gens de passage, grâce aux animations que les communes d’accueil pourront mettre en place avant et après la séance.

C’est pour votre village ou votre ville, une occasion unique de promouvoir son patrimoine et ses associations.
Ainsi les soirées peuvent débuter, par exemple, par une visite accompagnée, une exposition, un concert, un buffet champêtre ou une dégustation de vins.

Ensemble bientôt chez vous pour une belle séance de cinéma à ciel ouvert un soir d'été.

03 mars 2008

Cinéma et Audiovisuel, vers le démantèlement de la diversité culturelle en France ?

Les professionnels de la diffusion et de l’action culturelle cinématographique réunis

Texte co-signé par le Collectif national pour l'action
culturelle cinématographique, l'AFCAE et le SCARE,
proposé à la lecture le soir de la cérémonie des César

que l’Académie des César n’a pas souhaité voir lu de manière officielle.


Bonsoir,


Depuis plus de cinquante ans, le cinéma français fait figure d’exception. Et, comme vous le savez, cette exception fait référence.

Au regard de ses succès et de l’extraordinaire diversité cinématographique que connaît notre pays ce système a fait la preuve qu’un modèle de régulation et d’accompagnement public est de nature à faciliter une véritable dynamique d’innovation et de pluralité des expressions.


Mesdames, Messieurs, aujourd'hui, il est bel et bien question à nouveau de politique culturelle. Oui, encore.

Mais est-ce que le mot culture a finalement toujours sa place aujourd’hui dans la grande famille cinéma ?
La question se pose de manière cruelle…


Depuis quelques mois, nombre d’entre nous subissons une remise en cause de ce qui fonde notre engagement collectif et public en faveur du cinéma, de sa création et de sa rencontre avec tous les publics.


Des dizaines de festivals, l’ensemble des réseaux de diffusion art et essai et de recherche, et de très nombreuses associations culturelle et d’éducation à l’image, plus de 1000 cinémas et villes concernés sont aujourd’hui fragilisés par des baisses de financements importantes.


Sans aucune concertation sont remises en cause les politiques de proximité qui forment le maillage exceptionnel de la diffusion, de l’éducation artistique et de l’action culturelle


Comment qualifier ces mesures lorsqu’on les confronte aux déclarations du chef de l’Etat sur la priorité à accorder à la « démocratisation culturelle » et à « l’éducation artistique » ?

Comment ne pas y voir un nouveau symptôme du décalage entre les effets d’annonce d’une part, les faits et les pratiques d’autre part ?


Qui diffusera bientôt sur tout le territoire Resnais, Kiarostami, Godard ou Ferran, ou, pour ne parler que de quelques unes des premières œuvres nominées cette année, qui s’attachera à accompagner Et toi t'es sur qui ?, Naissance des pieuvres ou encore Persépolis et Tout est pardonné ?

Qui s’intéressera encore au Fils de l’épicier ?

Qui défendra notre travail de création cinématographique si l’on détricote le travail de celles et ceux qui défendent le cinéma au plus près de nous tous ?



Dans le même mouvement – faut-il y voir une simple coïncidence ? - certains opérateurs multiplient les attaques juridiques et médiatiques ainsi que les pressions commerciales à l'encontre de cinémas indépendants, qu’ils soient publics ou privés.


Que ces attaques, qui, par delà les exemples du Méliès à Montreuil et du Cœmedia à Lyon visent à fragiliser toutes les aides publiques au cinéma, et surviennent à l’heure de la révolution numérique ne saurait être un hasard.

Le Médiateur du cinéma lui-même écrivait dans son dernier rapport :

« Le risque d'un cinéma à plusieurs vitesses est devenu une réalité, une réalité qui pourrait, si l'on y prenait garde, remettre en cause la tradition de diversité et le principe de solidarité qui fondent notre vie culturelle.”


Ces menaces sont vécues comme autant de signes supplémentaires d’une volonté de démantèlement, de ce qui fonde l’exception culturelle et le modèle d’intervention publique français.


Ce soir, nous, réalisateurs, créateurs, producteurs, distributeurs, exploitants, passeurs et acteurs de l'action culturelle cinématographique… déclarons que :


Remplacer le principe de l'exception culturelle par celui de la sanctification de la libre concurrence revient de fait à légitimer la raison du plus fort. Ainsi, de la production à l’exploitation,en passant par les structures d’éducation à l’image ,on pourrait défaire en 60 jours, ce qui a été accompli patiemment en 60 ans.


Il faut au contraire poursuivre et rénover une politique d'ambition, qui défende l'intérêt général des œuvres, des territoires et des spectateurs.


C'est le sens de la mobilisation réalisée dans de très nombreuses salles de cinémas, à partir de ce soir durant cette cérémonie, pour alerter sur ces menaces à la fois les élus, les médias, l'ensemble de la profession ainsi que le public et pour demander des clarifications aux pouvoirs publics. Il n'en va pas seulement de l'avenir du cinéma, si indispensable à notre imaginaire,à notre Culture, et à la cohésion sociale de nos territoires. C'est aussi un enjeu de civilisation.



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Pétition nationale et actualité du mouvement disponibles sur :
http://cinema-diversite-culturelle.blogspot.com/